Garance : cyclone ces prochaines heures à la Réunion. La veillée d’arme médiatique, au service des publics.... De l'opportunité du crossmedia ! (le 27-02-2025) |
"Nous sommes rôdés aux cyclones, mais celui qui arrive s’annonce sévère !" Voilà ce que confie à e-crossmedia en cette mi-journée de jeudi, l’un des cadres de la station de service public, sur le plus peuplé des territoires ultramarins français.
Depuis des années, avec ces évènements climatiques dantesques, les radios et télévisions publiques, comme privées, ont opté pour la rationalisation des moyens : le crossmedia. La radio, plus légère en termes de production, reprend ses droits, et la télévision d’ordinaire considérée comme plus influente, s’efface…
Les process sont bien établis : l’ensemble des supports, web, FM et TV, sont centralisés sur le studio radio, qui prend la maîtrise des antennes. Les équipes sont mobilisées bien avant l’impact du système climatique. Des personnels sont invités à rester à la station pour assurer le service public d’information, essentiel, en lien avec les services de l’état.
Ce jeudi en fin d’après-midi, la Réunion sera placée en alerte rouge, c’est-à-dire que comme celà s’est passé à Mayotte il y a 2 mois, plus aucune circulation ne sera autorisée sur l’ile.
Pour les médias, il s’agit donc d’avoir positionné des correspondants en amont sur l’ensemble du territoire pour, au cœur de la crise, pouvoir témoigner de l’évolution de la situation. Comme en janvier dernier pour "Belal"...
Des journalistes positionnés autant que faire se peut sur le terrain … Et des personnels d’antenne en studio pour assurer le contact et le service avec les publics. Le maître mot, tant que le réseau téléphonique fonctionne, c’est l’interactivité, la diffusion des témoignages en direct avec une tonalité évidemment empathique...
"Lors du derniere cyclone," nous dit le cadre de Réunion la 1re, "Faute d’avoir pu déployer assez de Journalistes Reporters d’Image sur le terrain, nous avions fait appel aux internautes pour qu’ils nous envoient leurs vidéos captées depuis chez eux. Nous en avons reçu plus que nous l’espérions, A tel point que nous n’avons pas pu toutes les diffuser !"
"Et finalement il y a eu plus de témoignages audios et visuels de la situation à l’antenne, en crossmedia, que si nous avions pu les produire nous-même ! Mais tout dépend évidemment du maintien ou non des relais de communication, en 3 et 4 G, pour que les habitants aient la capacité de nous faire parvenir leurs images".
"Notre équipe est mobilisée … C’est la noblesse du service public d’être présent en ces circonstances, alors que nos concurrents du privé affichent leur volonté d’exister aussi à l’antenne mais n’ont pas la capacité de déployer la même force de frappe. Même si nous sommes plus inconfortables dorénavant, parce que nos moyens ont été revus à la baisse … Certains collaborateurs, comme les réalisateurs, étaient normalement rémunérés en fonction de leurs heures de présence contraintes à la station. Maintenant, ils ne le sont plus qu’en fonction de leur temps de travail effectif pour l’antenne. Finalement, résultat aujourd’hui, ce jeudi 27 février, nous n’avons plus que 2 réalisateurs qui se sont portés volontaires !"
En ces circonstances exceptionnelles qui se multiplient outremer, comme désormais en métropole, le crossmedia quand il est travaillé avec les équipes et construit en prenant en compte l’évolution du mode de consommation des médias s’affirme comme une solution pour optimiser les moyens et additionner les talents ... Si tant est que le top management y croit et y alloue les moyens. La révolution des médias est à ce prix, au service des publics !
Thierry Mathieu e-crossmedia Le 27 février 2025.
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C Médiatique sur France5, au cœur de l'évolution des médias pour servir les publics : entretien avec Thierry Dagiral, Rédacteur en Chef. (le 25-02-2025) |
Observateur du PAF hebdomadaire, C médiatique sur France 5 vit elle-même la révolution du mode de consommation des médias, la proéminence désormais du digital sur les diffusions traditionnelles.
Coup de fil au rédacteur en chef, passé par RTL et Europe1, aujourd’hui producteur éditorial à France Télévisions, et formateur pour e-crossmedia avec EMF, Thierry Dagiral.
"Le faire-savoir de notre savoir-faire est vital ! A la rédaction nous sommes une dizaine de personnes, plus une vingtaine pour la réalisation… Mais l'un des postes essentiels est celui dédié à la gestion des réseaux sociaux, une jeune-femme totalement geek, qui est épaulée en plus récemment par une stagiaire. Au delà de l'émission elle-même, ce sont les bruits du web qui font vivre une production !"
"Diffusée à la mi-journée le dimanche, j’ai conscience que la moyenne d’âge des téléspectateurs en direct est de 60 ans. Chaque sujet doit être traité en mode "Ca peut intéresser vos enfants et petits-enfants !" En se donnant les moyens d’aller à leur rencontre pour qu’ils viennent consommer nos contenus. Mon propre fils qui a 25 ans ne regarde jamais la télévision dans le flux du direct. Il choisit son moment en fonction de ses propres disponibilités."
"2 exemples : le YouTuber Squeezy le plus suivi en France ou Jul, le rappeur-chanteur marseillais : des stars du web qu’adorent la jeune génération… Quand nous en avons parlé, nous nous sommes pris des gadins en termes d’audience. Notre public les connaît à peine, et notre approche n’était pas adaptée. Il aurait fallu dire : ce sont les stars de vos petits-enfants !"
"Idem pour les tentatives de diffusion des interviews d’HugoDecrypt qui fait des millions de vues sur le web, mais qui n’ont pas fonctionné sur France 2 malgré des essais de programmation à différents horaires. Sur la tentative de diffusion après le 20 heures en particulier, le public traditionnel a fui. De 2 millions de spectateurs habituels, la courbe est tombée à 600 000 ! En revanche, bien valorisées sur les réseaux sociaux et en adaptant l’écriture aux jeunes générations, ces séquences ont trouvé leurs publics sur le web".
Pourtant l’analyse de l’actualité des médias que vous proposez chaque dimanche en direct est susceptible d’intéresser tous les publics … "Ce que je répète toujours aux équipes c’est qu’il ne faut pas qu’on soit des juges ou des flics… Dans le paysage d’aujourd’hui où cohabitent les offres traditionnelles dont certaines révolutionnent le paf et ce qu’il est convenu d’appeler aussi les "nouveaux médias" uniquement diffusés en digital, il s’agit de donner la parole à tout le monde. Quand C News marche, ça veut dire quelque chose sur l’état de la société et il faut savoir l’analyser…"
"Comme il faut savoir décrypter pourquoi une large partie du public considère que tout le monde peut être journaliste et délivrer de l’info sur le web, avec malheureusement le manque de rigueur, de recoupement des faits ... Pour beaucoup quelqu’un qui édite sur un réseau social son point de vue a autant de valeur qu’un professionnel qui a travaillé en respectant une déontologie".
Au plus haut niveau de l’état la semaine dernière les 2 mondes, l’info par les pros et le "self-made" ont en quelques sorte cohabité … Vous avez montré ce dimanche l’organisation des médias pour couvrir l’inauguration du salon de l’agriculture par le Président de La République …
Alors que 48 heures avant, Emmanuel Macron avait choisi de s’adresser seul au public sur les réseaux sociaux, "sans filtre" à propos de l’Ukraine … Et il a conclu ses 75 minutes de direct avec les internautes en annonçant qu’il renouvellerait l’expérience …
"En effet … Mais quand il sort à la rencontre des gens dans un café, sans un œil porté par un professionnel, le risque est que n’importe qui filme la rencontre et diffuse la séquence avec toutes les dérives d’interprétation qu’on peut imaginer. Ces moments que lui-même appelle "sans caméra", sont-ils du domaine public ou du domaine privé ? Il essaie d’épouser l’époque en considérant que tout à chacun vit avec son portable, et peut filmer tout ce qui se passe, mais en sa qualité de chef d’état ce n’est pas anodin ! Quand il va dans un bar PMU parler avec des "vrais-gens" il peut se passer quelque chose…"
"Franck Louvrier, l’un de nos chroniqueurs, maire de La Baule et grand communicant qui a travaillé pour Nicolas Sarkozy nous l’expliquait récemment à l’antenne : aujourd’hui il y a 3 cercles. Le premier constitué par les journalistes encartés qui posent des questions au Président comme au Salon de l’Agriculture, un deuxième cercle qui filme, puis le troisième, c’est-à-dire tout le monde qui capte l’instant et peut le diffuser à la terre entière sans réfléchir aux conséquences. Comme à l’époque, l’épisode "Casse toi-Pauv’con" qui a motivé d’ailleurs la création de la cellule "traitement des réseaux sociaux" à l’Elysée."
"Tout à chacun ne peut pas s’improviser pro de l’info ! Beaucoup ne mettent leurs contenus en ligne qu’avec une intention complotiste... En revanche de nouveaux médias à forte audience sur le digital démontrent leur professionnalisme comme Brut, Kombini ou HugoDecrypt et savent adapter avec des modes de production plus légers souvent, leur écriture et leur traitement de l’info à leurs publics".
Comme au début des années 60 les ainés qui dansaient au bal musette ne comprenaient pas les jeunes qui découvraient le Rock’n roll, n’y a-t-il pas du point de vue de l’info une rupture générationnelle avec la proéminence désormais du digital ? Les 2 mondes savent déjà cohabiter à l’image par exemple de Paul Larrouturou qui travaille pour le groupe TF1 et édite un média parallèle à la chaîne qui attire les plus jeunes. Il filme de manière plus vive peut-être, propose un montage de ses images plus dynamique, il a une écriture différente. Lui est un grand professionnel, rien à voir avec ceux qui font buzzer ce qu’ils captent, comme cela a vraiment émergé au moment des Gilets Jaunes ou pendant la pandémie de la Covid19. Conséquence : trop souvent le grand public ne voit pas la différence ! Les contenus complotistes sont reçus de la même manière que les reportages réalisés par des professionnels qui respectent une nécessaire déontologie, des valeurs …"
D’où pour les médias pros traditionnels comme vous l’incontournable nécessité désormais d’exister aussi sur la toile … "L’audience d’une émission est d'ailleurs évaluée maintenant en tenant compte évidemment du nombre de téléspectateurs qui la regardent en direct, mais également de ceux qui viennent y assister les 7 jours suivants sur le web en replay. Surtout pour ce type de programme comme "C Médiatique" auquel il faut accorder une réelle attention, ce qui n’est pas le cas par exemple d’un jeu qui peut résonner dans la salle à manger alors qu’on est en train de cuisiner son poulet pour le repas de famille dominical ! Pour notre émission, certaines vidéos dépassent les 500 000 vues sur Instagram comme quand Michel Cymes s’en est pris à Cyril Hanouna il y a 15 jours : c’est dingue le nombre de reprises ! L’émission existe énormément aussi par les réseaux sociaux !"
Être rédacteur en chef aujourd’hui c’est autant penser à l’émission elle-même sur l’antenne traditionnelle qu’à son existence sur le web ? "Dans le fond, les choix éditoriaux restent évidemment le cœur du métier. Mais il faut également gérer la forme : il y a avant, pendant, et après … Ce qui est diffusé durant les 52 minutes doit être en effet valorisé en amont, et en direction de différents publics, et surtout après l’antenne pour continuer à exister via le replay. Toute la semaine qui suit la diffusion, nous mettons en ligne sur le web des petits extraits, formatés en direction des différents publics suivant les réseaux sociaux pour continuer à faire vivre l’émission et travailler sa notoriété, pour que l’attention des internautes soit captée et si possible les fideliser !"
Thierry Mathieu, e-crossmedia le 26 février 2025.
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3 ans de guerre en Ukraine ce lundi 24 février. Le lourd tribu, aussi, des pros de l'info ... (le 22-02-2025) |
"Couvrir la guerre en Ukraine, c'est toujours risquer sa vie !" Pauline Maufrais, chargée de la zone Ukraine pour Reporters Sans Frontières dressait ce vendredi pour la profession le bilan funèbre de trois ans de guerre.
"Le bilan humain s'est alourdi l’an dernier avec la mort de deux nouveaux professionnels. Au total, près de 50 journalistes ont été blessés et treize ont été tués par les forces russes depuis le début du conflit".
Dont les français …
Arman Soldin de l’AFP en mai 2023 :
Et Pierre Zakrzewski, journaliste franco-irlandais de Fox News tué le premier, dès le 14 mars 2022, alors qu'il couvrait lui aussi l'offensive russe.
3 ans après le début de la guerre, s’approcher du front demeure un risque permanent comme en témoigne ce grand-reporter de TF1-LCI :
Le 24 février 2022, personne n’imaginait ce qu’allait devenir ce conflit, comme en témoigne le correspondant du même groupe, à Moscou.
Omara Houamane, grand-reporter à Radio France avait à l'époque livré son témoignage en direct de Kiev à e-crossmedia. A lire, ou relire, ici : https://www.e-crossmedia.com/interview/omar-ouahmane-99
Les médias maintiennent leur présence en Ukraine malgré d’autres conflits comme évidemment au Proche Orient. Ce qui mobilise beaucoup les équipes de reportage et multiplie les nombre de décès de journalistes .
Selon RSF en septembre dernier : "Depuis le début de la guerre, l’armée israélienne a tué plus de 130 journalistes dans l’enclave palestinienne, dont au moins 32 dans l'exercice de leurs fonctions".
Fait de plus en plus marquant, sur tous les théâtres d'opération, le rôle des "nouveaux médias" avec évidement les campagnes de déstabilisation
Et les fake-news, mais pas seulement...
Certains internautes informent réellement leur communauté sur les réseaux sociaux et font des buzz mondiaux. Ils influent sur les opinions publiques, en diffusant des faits pas toujours relayés par les médias mainstream. Comme cette semaine, s'agissant de l'Ukraine :
Des le 1er jour du conflit le 24 février 2022, le Président ukrainien avait choisi les réseaux sociaux pour s’adresser à la planète entière avec cette prise de parole en mode "selfie" en compagnie de membres de son gouvernement …
Depuis le 24 février 2022, selon l'IMI, partenaire ukrainien de Reporters Sans Frontières, 329 médias ukrainiens ont cessé leurs activités et les infrastructures de communication sont directement ciblées par les russes.
Reporters Sans Frontières poursuit son action de soutien via ses "centres de la liberté de la presse" à Kiev et Lviv et avec des bourses d'assistance pour les médias. Les journalistes peuvent ainsi bénéficier d'équipements de protection, de systèmes d'alimentation électrique, de formations à la sécurité physique et de soutien psychologique. Depuis le 24 février 2022, plus de 1900 reporters et 270 médias ont reçu un appui.
Thierry Mathieu e-crossmedia le 22 février 2025
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Cibler son public ... Emmanuel Macron choisit ce jeudi soir les réseaux sociaux, pour échanger en direct avec les internautes sur l'Ukraine, "sans filtre". Quid des médias traditionnels ? (le 21-02-2025) |
Quand au plus haut des Etats, décidément, les dirigeants choisissent les réseaux sociaux, "le 5ème pouvoir" pour aller à la rencontre des publics en s'affranchissant du "4ème", c'est à dire la presse...
"Envoyez-moi vos question sur TikTok, Facebook, YouTube ..." Voilà les médias choisis ce jeudi soir par le Président de la République. 1ère question, après avoir cadré, carte à l'appui, son point de vue sur l'évolution de la situation en Ukraine.
Quelques instants après cette séance 2.0, les annonces présidentielles, c'est à dire le fond du positionnement de la France ont été traitées en brève, par les grand-messes du 20 heures.
La forme a manifestement bousculé l'ordre établi des médias "traditionnels". Les grands canaux mainstream seraient-ils décidément hors-sol pour s'adresser aux publics ?
L'Elysée choisit à nouveau en tous cas de cultiver les "nouveaux médias" même si, au coeur des échanges avec les internautes, le Président Macron explique ses interrogations quant aux réseaux sociaux ... Il les avait déjà détaillés d'ailleurs la semaine dernière à Paris à l'occasion du sommet sur l'Intelligence Artificielle en particulier et du web en général . Avec pour exemple l'élection contestée en Roumanie, et la problématique du "free speech", revendiqué par Elon Musk et Donald Trump...
"J'ai encore quelques minutes avec vous, avant d'avoir Zelinsky au téléphone !" Les questions posées sur les pateformes par les internautes défilent sous ses yeux ... Et le Chef de l'Etat conclut son intervention, qui rappelle ses réunions organisées partout en région après la crise des Gilets Jaunes, dans le cadre de ce qu'il avait appelé "Le Grand Débat".
Manifestement, au delà des médias traditionnels, et sans avoir recours au même barnum de réunions décentralisées qui n'avaient pas su toucher leur cible Emmanuel Macron fait le choix de s'adresser au grand public, aussi, via les réseaux sociaux. Comme il l'avait fait durant la crise du covid, en mode "selfie".
Ou en accordant des interviews aux médias du web plébicités par les jeunes comme à Brut ou HugoDecrypt :
En conlusion ce jeudi soir, le chef de l'état donne rendez-vous aux internautes pour de nouvelles scéances de streaming. "Je ferai des conférences de presse, je répondrai aux journalistes, comme je le fais régulièrement, mais je reviendrai comme cela devant vous, sans filtre... "
Thierry Mathieu e-crossmedia, le 21 février 2025. |
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Quand les élus locaux, mais principalement de gauche, s'intéressent aux locales ... 2000 signatures recueillies contre le projet de holding de l'audiovisuel public soumis aux parlementaires d'ici 1 mois et demi. (le 20-02-2025) |
"Nous appelons les parlementaires à rejeter tout projet de fusion ou de holding de l’audiovisuel public !" C’est une tribune lancée par 3 représentants des personnels Soraya Morvan-Smith (SNJ-CGT), Antoine Chuzeville (SNJ) et Delphine Merlaud (Sud) au nom de l’intersyndicale de l’audiovisuel public qui regroupe Radio-France, France TV, France Médias Monde et l’INA.
Envoyé aux collectivités locales de France métropolitaine, ce texte est soutenu aujourd’hui dans le cadre d’une pétition qui lui est associée par près de 2000 élus et est relayé par Télérama mais également divers titres de la Presse Quotidienne Régionale.
"Une holding comporterait inévitablement des risques d’affaiblissement des médias publics, dont la force repose justement dans la pluralité de l’offre et la complémentarité des contenus qu’ils adressent à des publics variés. Si nous souhaitons que ces entreprises puissent continuer à s’adapter aux défis de notre époque, si le respect du pluralisme et de la diversité éditoriale, la création et l’indépendance de l’information sont toujours des enjeux, nous devons leur offrir une vraie stabilité, à la fois financière mais aussi dans leur périmètre et dans leur organisation ».
Les auteurs de ce texte mettent en garde contre ce qu’ils considèrent comme les nombreux risques que comporterait une holding afin de “rationaliser” la gouvernance de l’audiovisuel public.
“Rationaliser, cela signifie, en général, réduire les effectifs, alors que l’audiovisuel public représente 17 000 salariés, et 108 000 emplois indirects. Moins de journalistes sur le terrain, moins d’espaces pour relayer les sujets, les débats qui animent nos communes, nos départements, nos régions. Moins de temps d’antenne pour que les artistes, les élus, et toutes celles et ceux qui font vivre nos communautés puissent s’exprimer et exister".
Pour sa part, la ministre de la Culture annonçait il y a quelques jours encore que le projet de réforme de l’audiovisuel public serait bel et bien mené "à son terme d’ici l’été".
Le projet de holding baptisé "France Médias", doit chapeauter les 4 entreprises d’aujourd’hui qui deviendraient ainsi des 4 filiales, France Télévisions, Radio France, France Médias Monde et l’INA sous l’autorité d’un ou d’une présidente. Rachida Dati ambitionne désormais, croit savoir Le Parisien, de l’inscrire à la semaine de travaux parlementaires du 7 avril prochain.
Thierry Mathieu e-crossmedia le 21 février 2025. |
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Chauds comme la braise : Hanouna et les fans de TPMP après la confirmation de la fin de C8 dans 9 jours ... (le 19-02-2025) |
"On est déjà en train de travailler sur des alternatives, et même très, très bien avancées, avec plusieurs groupes audiovisuels " promet Cyril Hanouna , en discussion pour de possibles émissions sur la chaîne W9 et la station Fun Radio du groupe M6. Même si une pétition interne des personnels a démontré que son arrivée ne serait pas la bienvenue …
Fin en tous cas du feuilleton : Le Conseil d’Etat a acté aujourd’hui l’arrêt des chaînes C8 et NRJ12 sur la TNT. Le dernier recours possible intenté par la chaîne contre le non-renouvellement de sa fréquence a été rejeté par la plus haute juridiction administrative. Dans 9 jours, NRJ12 et la chaîne C8 n’auront plus l’autorisation d’émettre sur la télévision numérique terrestre. Même si l’équipe de Cyril Hanouna fanfaronne avec son prétendu record d’audience hier soir :
Cyril Hanouna, l’emblématique et trublion animateur de "Touche Pas à Mon Poste" sur la chaîne du groupe Bolloré continue toutefois à engranger des soutiens, par centaines sur les réseaux sociaux :
Mais la controverse est également bien vive, y compris sur le réseau X.
Ce mercredi soir à l'antenne ... C'est le procès des institutions qui est de mise à l'occasion d'une émission spéciale ... Avec en toîle de fond, l'accusation faite aux institutions de vouloir faire taire des médias orientés à droite comme le sont les médias de l'ensemble du groupe détenu par Vincent Bolloré :
Le directeur de la chaîne qui cessera d’émettre sur la TNT se fend de son côté d’une "lettre personnelle" à l'adresse des téléspectateurs diffusée sur les réseaux sociaux :
C’est oublier d’expliquer pourquoi le régulateur de l’audiovisuel a été conduit à prendre sa décision … Elle intervient après de nombreux dérapages et sanctions à l'encontre de TPMP pour des "manquements aux obligations déontologiques". L'émission a été condamnée à trois millions d'euros d'amende en 2017 après un canular homophobe, 3,5 millions d'euros d’amende également après la vive altercation de Cyril Hanouna avec le député de LFI Louis Boyard en 2023. Les non–respects de la loi auront coûté 7,6 millions d'euros d'amende.
Comme l'écrit ce mercredi soir Le Monde en citant le Conseil d'Etat : "L’Arcom n’a pas commis d’illégalité en écartant C8 et NRJ12 au profit des autres candidats sur la base de son appréciation de chacun des dossiers et de la comparaison de leurs mérites respectifs".
En tous cas, Cyril Hanouna dans un long speak donne sa version ce mercredi soir. Pour fermer C8. il affirme qu'un dossier a été monté par le secrétaire général de l'Elysée "parce qu'il veut contrôler l'audiovisuel", sans que le Président de la République ait été mis au courrant. "Je sais que beaucoup d'entre vous critiquent Emmanuel Macron ... Là il n'y est pour rien !" A écouter à 5 minutes 43 de la vidéo :
Thierry Mathieu e-crossmedia le 20 février 2025.
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"Il faut cultiver son jardin !" Pas facile, ICI ... Exemple avec cette production à la veille du salon de l'agriculture ! (le 17-02-2025) |
"Ces portraits sont diffusés sur notre plateforme Francetv et aussi sur notre chaîne Youtube, un canal de diffusion particulièrement utilisé par les agriculteurs. Nous avons voulu aussi proposer aux téléspectateurs de France 3 Bourgogne-Franche-Comté jeudi soir, une émission de forme plus traditionnelle sur l’avenir de la jeunesse agricole".
Voilà comment un programme diffusé après demain, à la veille du salon de l'agriculture est présenté par France 3. Alors que l'appellation "ICI" serait attendue dorénavant, lorsqu’il s’agit de production et surtout aussi de diffusion régionale … En l’occurrence le dossier de presse en ligne sur le web ne choisit pas cette dénomination ! Comme quoi les temps changent peut-être mais doucement, au rythme de la nature. Il faudra bien des saisons pour que le nouveau label de l’audiovisuel public de proximité s’installe, à commencer dans l'esprit des équipes qui produisent les offres de télévision, de radio et de web, sensées pourtant porter le même étendard et constituer une équipe unie dédiée à leur public, en proximité.
Dans le communiqué, il n’est pas question de l’appli ICI, commune pourtant depuis quelques 2 ans maintenant à France Télévisions et Radio France, mais du site propre à FTV. Pas d’allusion non plus à l’attendue complémentarité avec les 2 radios de service public concernées par le sujet en Franche-Comté, celles de Belfort et de Besançon…
Voilà pour la forme, mais l’intérêt est plutôt au fond, et remonte à il y a 7 ans, c’est-à-dire au temps où le rapprochement des 2 entreprises de l'audiovisuel public n’avait pas encore été acté par les politiques pour l'action régionale . Et de ce point de vue la proposition éditoriale en mode "Que sont-ils devenus" est intéressante : le suivi de jeunes agriculteurs qui a débuté alors qu’ils étaient encore à l’école et leur situation d’aujourd’hui. La diffusion à la veille du salon Porte de Versailles à Paris, illustre idéalement l’actualité. Leur choix de vie est de pratiquer l’agroécologie.
Comme le raconte la journaliste sur la publication diffusée sur le web, les protagonistes s'adaptent à leur époque avec volontarisme, même si ce n'est pas simple.… "Les jeunes agriculteurs sont restés assez fidèles à eux-mêmes. C’est très intéressant de réécouter ce qu’ils disaient pendant leurs études et de leur demander ce qu’ils en pensent aujourd’hui. On voit que la situation est encore plus complexe que lors de leurs sorties d’études. Certains se sont installés avec leur famille, l’un d’entre eux a repris la ferme de son père comme prévu, une cherche encore la ferme de ses rêves et deux préfèrent attendre pour s’installer. Nous avons suivi des jeunes en Haute-Saône, dans le Territoire de Belfort et dans le Haut-Doubs. Produire du Comté ou être en polyculture élevage, cela n’a rien à voir ".
GO ! Il faut en effet savoir cultiver son jardin, quel que soit son champ d’action. De ce point de vue, d’aucuns trouveraient intéressant de paraphraser l’argumentaire de ce documentaire… "Désormais, les futurs agriculteurs allaient apprendre à produire autrement. Une réforme voulue par le ministre. L’objectif : intégrer l’agroécologie dans les programmes pour favoriser la transition écologique devenue indispensable avec le réchauffement climatique".
Appliqué à l’audiovisuel ce pourrait être : "Désormais les pros de l’audiovisuel allaient apprendre à produire autrement. Une réforme voulue par la ministre. L’objectif : intégrer la complémentarité des médias dans les programmes pour favoriser la transition devenue indispensable avec l’évolution du mode de consommation des médias".
A moins que, à la différence des agriculteurs, les protagonistes de l'audiovisuel public disent oui avec la tête, mais non avec le coeur ...
Thierry Mathieu e-crossmedia le 18 février 2025.
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"A nous d’aller à la rencontre des jeunes !" Après la parution des cahiers de son père sur Auschwitz il y a 1 mois, Roger Fajnzylberg constate que seuls les médias traditionnels, pour adultes, s’y sont intéressés. (le 16-02-2025) |
75% des 18-25 ans s'informent en ligne et plus spécifiquement, 46% des jeunes via les réseaux sociaux. Ils privilégient les vidéos, plutôt que les écrits, les contenus rapides, instantanés : la difficulté est donc de les capter. C’est ce que réalise le fils d’un déporté d’Auschwitz qui vient de faire paraître le témoignage de son père, déporté du premier convoi de Juifs parti de France le 27mars 1942. Ces lignes écrites en polonais en 45 étaient restées, longtemps, dans une boîte à chaussures.
Coup de fil à Roger Fajnzylberg. "J’ai bénéficié d’un bel accueil en général dans de très nombreux supports, car ce récit de mon père est un témoignage inédit".
"Le Point, l’Humanité, Libération, Les Echos, France 2 ou France 3, France Inter, France Culture et j’en passe... J’ai multiplié les interviews pour témoigner de ce qu’il a vécu en tant que membre des Sonderkommando de Birkenau".
Comme vous l’avez raconté sur France Info à Elodie Suigo …
Les médias grand public ont donc été au rendez-vous et ont relayé le caractère unique du témoignage d’Alter, votre père, qui avait témoigné à Cracovie devant la commission d’enquête sur les crimes hitlériens à Auschwitz, et aussi au tribunal de grande instance de Francfort mais dont les écrits étaient restés inexploités … "En effet, mais comment les faire connaître surtout aux plus jeunes, qui de plus en plus d’après les enquêtes d’opinion, disent ne pas avoir connaissance de ces faits historiques... Ce dont témoigne mon père n’a rien d’une fiction ! Voilà ce que je leur dis quand j’ai l’opportunité de leur parler. Je vais d’ailleurs prochainement aller à leur rencontre au sein d’établissements scolaires avec le concours de profs membres de l’APHG -l'Association des Professeurs d'Histoire Géographie- à Dijon, Chartres ou à Montigny en Ile de France. Ce type de conférence reste essentiel mais ne permet d’entrer en contact qu’avec quelques dizaines de jeunes gens. Mon père avait 16 ans quand il était militant communiste, puis 25 quand il s’est engagé en Espagne au sein des Brigades internationales, avant d’être interné comme réfugié dans le sud de la France, puis comme Juif à Drancy avant de partir à Auschwitz en 1942".
"Le fait qu’un nombre significatif d’adultes et encore plus de jeunes gens, ne puissent pas identifier des faits de base, tels que les 6 millions de Juifs qui ont péri, est profondément inquiétant" dit au Figaro récemment Gideon Taylor, le Président de l’ONG Conférence on Jewish Material Claims Against Germany… "Voilà pourquoi des articles ou des émissions, comme les grandes rencontres à l'instar de celle à laquelle j’ai participé le 26 janvier dernier au Théâtre de la ville à Paris devant un millier de personnes demeurent essentiels. Mais encore faut-il se donner les moyens d’aller à la rencontre de tous les publics, et pas seulement les adultes ! J’ai le sentiment que finalement, les générations cohabitent comme cela depuis toujours, mais que la fragmentation des médias en fonction des publics fait qu’il faudrait s’adapter à ces différentes cibles : raconter de manière adaptée à chacun pour que ce dont témoigne mon père parvienne bien au plus grand nombre".
C’est ce qui fait le succès de médias tels que Brut, Loopsider et Konbini. Les jeunes plébiscitent ces pros des nouveaux médias comme aussi Hugo Décrypte ou Samuel Etienne. Ils proposent un traitement de l’actualité plus interactif, dans des formats courts et accessibles…
"Je sais que ma maison d’édition prévoit d’ailleurs 2 déclinaisons de parution dans des formats à priori plus adaptés au jeune public, même s’il est trop tôt pour en parler. N’empêche que ce dont témoigne ce livre paru il y a exactement un mois, le 17 janvier, est susceptible de concerner d’ores et déjà les plus jeunes. Si les médias qui savent les toucher trouvent les mots et les formes adaptés pour leur parler …"
Thierry Mathieu e-crossmedia le 17 février 2025.
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La voix de Marseille, Avi Assouly s’est éteinte... La Provence, le monde du foot et la profession lui rendent hommage. Entretiens avec Elizabeth Durin et Claude Perrier. (le 15-02-2025) |
"Tout le monde avait l'habitude de rire avec lui, mais ce vendredi, c'est bien un sentiment de tristesse infinie qui a envahi la grande famille olympienne, la communauté juive, dont il était une figure emblématique, le monde du journalisme et l'ensemble des composantes de la ville de Marseille, puisqu'il était connu par tous." écrit la Provence.
"Il connaissait tout le monde, et en effet, tout le monde le connaissait ! C’est d’ailleurs comme ça que je l’ai recruté à Radio France". dit Elizabeth Durin qui début des années 90 était directrice-rédactrice en chef de Radio France Marseille.
"C’était avant la création de la station qui couvrira ensuite toute la Provence. Notre mission se limitait à la cité phocéenne et la radio ultra leader était RMC. Je cherchais un reporter commentateur pour couvrir l’OM. J’ai donc contacté Avi qui intervenait sur des antennes locales comme Fun Radio ou NRJ. Mais il n’était pas encore vraiment journaliste …"
Fils de pieds-noirs, né près d'Oran et arrivé à Marseille en 1962, Avi a en effet touché à tout. Greffier à Besançon, où s'était installée sa famille, il jouait lui-même au sein de l’équipe de foot de la ville en D2. Il a ensuite vendu des jeans, été gardien de kibboutz pendant la guerre du Kippour et même commercial pour la compagnie aérienne El Al à New York, Paris et Marseille. "C’est avec nous qu’il a appris à écrire et est devenu le grand pro que chacun salue aujourd’hui" poursuit Elizabeth Durin. "Très vite il s’est imposé au stade Vélodrome et sur les ondes. A tel point que nous diffusions des rencontres sans en avoir les droits, ce qui n’a jamais posé aucun problème ! Boli, Papin, Tapie venaient dans nos studios sur la Canebière, car ils lui faisaient confiance et s’étaient attachés à lui. Tout le monde aimait Avi …"
C’est l’époque de gloire de L’OM, rachetée en 86 par Bernard Tapie qui recrute Hidalgo et Papin, Förster, Domergue, Stambouli, Cubaynes, Brisson, F. Passi, Laurey, Sliskovic et Giresse. 30000 spectateurs sont présents au Vélodrome pour chaque match ce qui constitue un record d’affluence.
En 92, Avi est l’une des victimes de la tragédie du stade Furiani à Bastia. Ce soir-là, sa vie est sauvée grâce à l’avion privé de Bernard Tapie qui permet son évacuation aux urgences de Marseille.
La Provence écrit : "Mais après plusieurs jours de coma, il avait fini par se relever, malgré quelques séquelles, qui ne l'ont jamais empêché de conserver sa joie de vivre et d'être apprécié par toutes celles et ceux qui le côtoyaient. Il était comme ça, Avi. Dès qu'il entrait dans une pièce ou dans un stade, on l'entendait. Il ne se privait jamais pour donner son avis, rebaptisait tous ses amis "petit frère".
"Marseille est marquée par 3 noms : Gaudin, Tapie, et Assouly !" surenchérit Claude Perrier qui a dirigé des années plus tard France Bleu Provence, puis a présidé le quotidien La Provence. "En 2009, je l’avais accompagné pour qu’il quitte Radio France dignement. J’ai dit au PDG de Radio France de l’époque Jean-Luc Hess, qui me demandait pourquoi faciliter sa sortie de l’entreprise : "Parce qu’il le mérite !" Devenu électron libre au sein de la rédaction comme le sont bien des reporters sportifs, il avait porté tout de même la station à ses plus grandes heures, comme la victoire de l’OM en coupe des Champions à Munich face au Milan AC en 93".
"Par la suite je l’ai retrouvé au quotidien La Provence où Bernard Tapie l’avait accueilli. Ces deux-là avaient un respect mutuel, et de l’admiration l’un pour l’autre".
Avi Assouly aura collaboré avec de nombreux médias tels que M6, LCM, OM TV, Le Soir en Belgique, Le Sun en Angleterre et même l’agence Reuters. "On l’aimait pour tout ce qu’il était, y compris pour ses bourdes à l’antenne !" dit Claude Perrier. "Le 28 septembre 2006, il annonce précipitamment la qualification de l’OM lors du match contre le FK Mlada Bleslav alors qu’en réalité l'équipe tchèque s'impose finalement 4 à 2 et se qualifie…"
En janvier 2010, Avi Assouly est élu au Conseil régional au sein du groupe "Socialiste, Radical et Républicain" et est nommé délégué aux grands événements sportifs. Aux législatives de 2012, il est candidat suppléant de Marie-Arlette Carlotti sur la 5me circonscription des Bouches du Rhône. Elle intègre le gouvernement et lui s’en va donc siéger comme député, membre de la commission des affaires étrangères.
"Il était un exemple de bienveillance et d’humanisme" conclu Claude Perrier… "Avi c’était l’artisan sur les ondes ou en presse écrite d’une forme de chaine de l’union. Un texte d’Enrico Macias me vient à l’esprit où il chante "On s’aime tous". Plus que la voix légendaire de Marseille, il était un ami !"
Avi Assouly était Chevalier de l’ordre national du Mérite depuis le 14 mai 1997 et avait reçu 2 ans plus tard la médaille d’or de la jeunesse et des sports.
Thierry Mathieu e-crossmedia le 15 février 2025.
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PQR, radios et télés locales … En ces temps de globalisation, les médias de proximité ont pourtant de plus en plus la cote, comme le montre l'étude annuelle de Kantar "Media Rating". (le 13-02-2025) |
Le pouvoir d’achat, la santé et les problématiques liées à la sécurité et la justice : voilà les thèmes auxquels s’intéressent le plus les Français devant l’environnement, les retraites, la protection sociale ou encore les questions d’immigration. Les problématiques internationales comme les conflits ou l'Europe arrivent loin derrière. Comme quoi les Français vivent l’actualité au prisme de leur vie quotidienne et cela profite aux médias de proximité !
Kantar publie cette étude réalisée après avoir interrogé plus de 3000 personnes représentatives de la population française du 18 au 23 janvier. Selon l’institut, c’est à la presse régionale que les Français donnent prioritairement leur confiance en matière d’information, devant les TV nationales, en recul.
Plus étonnant : le public jeune, lui aussi, reste très attaché aux titres de Presse Quotidienne Régionale. "Parmi les sources d’information prioritaires des 18-34 ans, le Print progresse chaque année (hors 2020, année du confinement) pour atteindre un record de 41% en 2024. Si, dans les usages, les médias numériques restent les plus fréquentés par les jeunes générations, le statut du média print en matière d’information est de plus en plus prégnant. Il n’en va pas de même pour la télévision dont le score est à son plus bas en 2024, avec 30% des 18-34 qui en font leur source d’information prioritaire."
A la question : "avec quel média avez-vous une relation forte ?" … "La presse régionale conforte, cette année encore, sa relation de proximité privilégiée avec les Français avec un résultat en progression de +5 pts en un an. Sur la 2è marche du podium, les TV nationales (+2pts ) et les réseaux sociaux, en 3ème position qui sont stables …"
"Le poids des réseaux sociaux se confirme dans le temps et est sans doute à relier aux divers mouvements de contestation qui émaillent la scène politique et sociale depuis quelques années et dont ils sont devenus les vecteurs d’expression privilégiés."
Et la pub ? "Précurseurs des ad blockers, les 18- 34 ans semblent moins dérangés par la publicité sur les sites d’information qu’il y a 7 ans. Avec une progression de 12 pts, le pourcentage de jeunes qui ne sont pas dérangés par la publicité en ligne augmente de façon très significative. Le pourcentage sur les réseaux sociaux est significativement inférieur."
Thierry Mathieu, e-crossmedia Le 13 février 2025.
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