"Sauf surprise de dernière minute,
des efforts cumulés de près de 200 millions d'euros seraient demandés sur quatre ans
aux six entreprises concernées
France Télévisions, Radio France, France Médias Monde, l'INA, Arte France et TV5Monde"
Voilà l’indiscrétion publiée ce jeudi par Les Echos,
alors que le détail du budget gouvernemental doit être divulgué
ce mardi soir en conseil des ministres.
200 millions sur 4 ans …
C’est tout une trajectoire budgétaire positive sur 5 ans annoncée l’an dernier qui disparaît.
Elle prévoyait d’içi 2028 une augmentation de plus de 200 millions,
et non pas une baisse du même niveau !
Ce qui ne change pas,
sans doute,
pour autant ...
Ce sont les attentes de l’état, actionnaire ...
Déjà l’an dernier,
l’augmentation annoncée
était assujettie aux réformes engagées par les entreprises …
Le versement de ces sommes était conditionné à leurs réalisations concrètes dans les priorités qui leurs étaient fixées :
déployer une stratégie numérique "forte",
renouveler leur public,
conforter le statut d'information de référence de l'audiovisuel public,
redynamiser les territoires,
accélérer les coopérations à l'instar du rapprochement des réseaux radios et TV régionaux,
France Bleu et France 3...
Une clause de revoyure était même prévue en 2026
pour décider si d'autres moyens auraient été nécessaires pour 2027 et 2028...
Comment,
en ces temps de rigueur budgétaire,
continuer à avancer ?
Le projet d'une fusion globale des médias
mise en sommeil par la dissolution de l'Assemblée nationale en juin
ne serait plus une priorité
selon Rachida Dati, reconduite à la Culture.
La ministre prévoirait des consultations pour envisager la suite…
Mais d’autres voix se font entendre.
Le Président de l’Arcom,
dont le mandat se terminera d’ici quelques semaines,
a d'ailleurs donné son point de vue avant-hier au Palais Bourbon.
"Le renouveau passera à un moment ou un autre par une présidence commune"
dit Roch-Olivier Maistre.
"Le statu quo n'est plus possible,
il ne faut pas diluer mais fédérer.
L'heure est dorénavant au média global.
Certes, on a avancé,
mais il faut un pilote dans l'avion sur des projets stratégiques majeurs".
Au-delà des chiffres,
la priorité demeure,
en tout état de cause,
la pérennisation du mode de financement de l’audiovisuel public,
depuis la suppression de la redevance.
L'affectation transitoire d'une fraction de la TVA doit s'éteindre après 2025.
Il est donc urgent de réformer la loi de finances organique,
relative aux lois de finances de 2021.
Ce sera à l’ordre du jour du Sénat le 23 octobre.
Thierry Mathieu,
e-crossmedia,
le 10 octobre 2022.
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