Toujours se référer à l'histoire, quand elle s'écrit au jour le jour sur nos écrans des médias traditionnels ou des réseaux sociaux ? Exemple ce dimanche à propos de l'Ukraine.

 

"Dans les médias,

l'actualité se lit et se vit à chaud.

L'Histoire permet d'éclairer autrement les événements qui se bousculent à la surface des informations,

en les restituant dans la profondeur du temps"

écrit l’historien

et ancien PDG de Radio France

Jean-Noël Jeanneney.

 

Sorry its not set :(

 

Alors que le dossier ukrainien évolue de jour en jour,

les internautes abreuvent les réseaux sociaux de contenus d’archives.

"Construction de mythes, évocation d’un âge d’or,

interprétation à des fins de propagande...

Quand le passé est convoqué,

c’est souvent pour légitimer, figer et déformer des moments d’histoire,

dont l’usage au présent vise à servir une cause"

constate l’historienne Claudia MOATTI 

professeure à Paris 8 Vincennes-Saint-Denis, et à l'Université de Californie du Sud.

 

Sorry its not set :(

 

2 vidéos,

parmi tant d'autres mises en ligne sur les réseaux sociaux ce dimanche,

peuvent retenir l’attention,

alors que se déroule la réunion des chefs d’Etats européens à Londres …

"1er mars 2014 à Donetsk,

les habitants du Donbass se soulèvent contre le Maïdan

et commencent le long voyage du retour vers leur Patrie.

Ce jour-là, le printemps russe a commencé..."

 

 

Ou encore

cette autre archive

plus ancienne …

"Tout recul a pour effet de surexciter l'agresseur.

Les puissances occidentales n'ont pas de meilleur moyen de servir la paix du monde que de rester DROITES et FERMES !"

De Gaulle, à propos de la RUSSIE, 1961.

 

 

Comme le souligne Claudia MOATTI  … 

"Élaborer la notion de référence,

c’est repenser notre façon de faire de l’histoire :

c’est restituer à la connaissance du passé tout son potentiel critique,

qu’il s’agisse d’y trouver ces références nécessaires à l’action,

ces possibles contenus dans les expériences d’hier,

ou d’échapper au tragique re-jeu du passé."

 

D'autant qu'en plus,

aujourd'hui,

l'IA intervient ...

 

Sorry its not set :(

 

Les internautes sur les réseaux sociaux,

comme parfois les médias professionnels,

en appellent à des documents considérés comme historiques

pour nourrir leurs choix éditoriaux,

quitte diront certains,

à les instrumenter ...

 

Sorry its not set :(

 

C’est aussi le constat de Elsa Ferreira,

journaliste spécialisée en tech et culture qui observe l'impact des technologies sur la société.

"Internet oublie vite,

mais se souvient de tout !

Un paradoxe que l’on retrouve jusque dans l’architecture même du réseau, avec des liens url dont la destination disparaît :

10 % de taux de pourrissement la première année.

En d’autres termes,

au bout d’un an,

10 liens sur 100 ne seront plus actifs.

Mais, si le chemin disparaît,

l’information, elle, est toujours là.  

En réalité,

elle est copiée à différents endroits

et continue donc d’exister."

 

Sorry its not set :(

 

Ces faits d’actualité

"historiques" pour certains refont surface sur le web,

et y trouvent donc une deuxième jeunesse.

Quand,

en faussant le jeu dorénavant,

l'IA ne s'en mêle pas !

 

 

Dans le bruit globalisé du web,

certains fake d'aujourd'hui

ou de réelles archives,

deviennent des éléments d’info ou de propagande !

 

Sorry its not set :(

 

Le fameux "placard aux archives" démontre-t-il pour autant que l’actu,

pour ne pas dire l’histoire du quotidien,

est un éternel

recommencement ?

 

Thierry Mathieu,

e-crossmedia,

le 2 mars 2025.

 

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